Plaire & don’t care

Aujourd’hui je pense qu’à 27 ans j’ai ENFIN compris le concept pour plaire & « don’t care » (s’en fichtre!) et donc plaire encore plus et don’t care encore encore plus.

Hier j’ai fais quelque chose qui n’était prescrit par la bible.

Je sirotais sagement ma pinte de blonde avec Valentine et l’ancien occupant de son appart – avec qui elle est devenue amie. Un ancien occupant irrésistiblement drôle que je revoyais pour la seconde fois. Pas mon type physiquement mais intellectuellement je sens qu’il a cerné mon esprit de contradiction et mon humour et j’ai très envie d’attaquer l’animal.

PROBLEME : Il est en couple depuis 2 mois. Je suis contrariée. Je sais que je lui plais et je ne comprends pas ce qu’il fait là à jouer les fanfarons devant moi pour finalement me dire : NO NO – en couple.

VENGEANCE : je rentre en séduction SUR-active. Je lui dis que je suis folle de lui, qu’il va falloir économiser pour la bague, choisir la couleur des robes des demoiselles d’honneur, penser à me donner régulièrement des nouvelles. Je le sens déstabilisé, c’est ce que je voulais.

CONSEQUENCE : Au moment où Valentine est partie, il s’est jeté sur moi. Cela a un peu beaucoup dérapé. Sans aller jusqu’à l’infidélité suprême mais assez loin pour qu’il puisse s’en vouloir car ses mains comme sa vertu se sont perdues.

MORALE : à faire, refaire et re-refaire. Quand vous êtes à ma place bien sûr (pas à la sienne de tocard rationnel). Cela m’a fait prendre conscience à quel point le fait de multiplier les soupirants fait du bien à l’égo et aide à prendre le recul et le détachement nécessaire à son bien être.

MOI qui critique régulièrement Val pour ses conquêtes multipliées comme les pains mais pas comme l’évangile de Saint Matthieu. En fait aucune de nous n’avait raison.

  • J’avais tord de penser que de me préserver de toute histoire me protègerait. Au contraire, cela me rendait mélancolique quand j’étais seule et extrêmement pointilleuse avec la personne avec laquelle je pouvais flirter (Dom Juan). Une attention étouffante qui ne pouvait faire que fuir.
  • Elle avait tord de penser que de courir après tout le poulailler la protègerait. Si effectivement le soir elle avait des gros bras, dès que la journée arrivait elle était seule avec ses petits bras. En fait, elle donnait tout ce qu’elle avait offrir pour se retrouver à porter elle même ses 6 bouteilles de lait.

La solution est de ne faire ni l’un ni l’autre. Désormais ne plus jamais se protéger d’une histoire mais ne pas se jeter sur le premier venu non plus. J’attendrais de me faire aborder par le 1er venu. Hier, je savourais l’épisode volage de ma vie rangée.

Nous étions dans une rue, dans une posture parfaitement indécente mais nous étions heureux. J’ai repensé une seconde au fantôme de celui que j’ai quitté en janvier en me disant que POUR RIEN AU MONDE je ne reviendrais en arrière. Enfin j’aimais mon célibat, ma vie d’égoïste et sans attache. Je n’aurais jamais vécu une soirée aussi passionnée avec mon fantôme d’antan froid et conventionnel. D’ailleurs j’ai une pensée aussi pour Dom Juan et je réalise que finalement lui aussi est tout aussi froid et conventionnel. Apeuré à l’idée de donner de faux espoirs à toute cette meute du sexe faible, ce n’est pas avec lui que j’aurais vécu tant de débauche concentrée.

Alors oui Dom Juan ne me donne déjà plus de nouvelles (2 pas en avant, 3 pas en arrière), l’ancien occupant de Val non plus (2 histoires en même temps, 1 à éliminer) mais je suis l’héroïne d’une vie qui m’appartient. C’est tout ce qui compte.

Aujourd’hui je prends plaisir à me faire les ongles, à mettre une jolie tenue tous les matins, à battre des cils quand je veux quelque chose et à me ré-inventer à chaque rencontre. Je me sens épanouie, les hommes se retournent sur les trottoirs et me tiennent les portes. J’ai l’impression de vivre mon Walt Disney. Alors désormais que le serpent me tende la pomme, dès qu’elle sera à ma hauteur je croquerai dedans à pleine bouche.

Surtout ne pas chercher à atteindre la pomme trop haute. Ce sont les efforts fournis pour autrui qui nourrissent la déception. Les efforts fournis pour soi même nourrissent l’ambition, le succès et la réussite.