GOOD BYE Juliette !

Mais oui mais oui, les écrits sont finis.

Les crayons s’éparpillent, les feuilles s’envolent et les émotions retombent. Une bourrasque de joie, d’émotion et de fatigue nous envahit et on se laisse bercer par l’opportunité : verre à Jaures ? On suit.

Il n’est plus question de compter ses minutes ni même ses euros : tant que le verre est plein on jacte et dès que le verre est vide on refait le plein. Une cuite et un cauchemar plus tard, la vie redémarre. Ce moment tant rêvé et tant désiré qui me faisait fantasmer.

 

Je réactive le téléphone que j’avais coupé ces dernières semaines et je réponds chaque jour à un message. Certains sont contents pour moi, d’autres sont vexés de n’avoir eu aucune nouvelle et enfin d’autres espèrent un rendez vous. Deux en fait attendent encore mon feu vert pour aller boire un verre.

Avec l’un je suis froide, avec l’autre je ne réponds rien. Je ne veux plus.

Les jours défilent et les impératifs s’abbatent. Un ami de la famille me confie son redressement fiscal, une amie d’amie ses émois post-rupture et encore une autre son mémoire d’école de commerce. Je jongle entre ma vie et la vie des autres en tentant de ne pas faire tomber une boule. Inscription au grand oral, prépa, SMS, verres, mémoire, avocat,… à la moindre soirée je baille et je m’impatiente contrainte d’assister à des conversations de trentenaires sur-joués. Ma tête tourne et je me réfugie chez moi.

Un cocktail d’angoisse et de fatigue sous une couette douillette. Je ne sais plus par où commencer : révisions ou détente avant la prépa pour ce fichu grand O ? Tout ce que je sais c’est que je ne veux plus voir personne.

Isolée du monde pendant des semaines et désormais inapte à le retrouver